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Thomas Portes
Actualités

Il a urgence à bannir la ségrégation sociale dont sont encore trop souvent victimes les personnes en situation de handicap.

« Les hommes naissent libres et égaux en droits », c’est ce qu’affirme le premier article de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Pourtant, beaucoup de nos concitoyennes et concitoyens sont aujourd’hui encore exclus de ce principe d’universalisme républicain.

En France, le handicap reste en tête des motifs de réclamation pour discrimination auprès de la défenseure des droits, alors que près de quinze millions de Français se déclarent concernés par le handicap.

Nous avons fêté le 11 février dernier le 20ème anniversaire de la loi de 2005, dont l’objectif essentiel était de favoriser l’accès à l’autonomie des personnes en situation de handicap. Nous ne pouvons que constater que le compte n’y est pas.

Alors que les textes internationaux nous rappellent que le handicap n’est pas une caractéristique individuelle, mais est provoqué par l’inadaptation de l’environnement, notre société continue d’exclure les citoyens vivant avec un handicap.

Voir la vidéo sur YouTube : « Il y a urgence à bannir la ségrégation sociale qui pénalise les personnes en situation de handicap ! »

Des lois sont venus affaiblir les ambitions de 2005, comme la loi Elan qui a réduit à 20% seulement le quota de logements neufs accessibles ; l’absence de sanctions suffisantes à l’encontre des établissements qui ne remplissent pas leurs obligations entrave la possibilité d’une réelle accessibilité ; aujourd’hui, plus de la moitié des bâtiments restent inaccessible.

La prochaine revalorisation de l’allocation adulte handicapé ne lui permettra toujours pas d’atteindre le niveau du seuil de pauvreté. Rappelons enfin que l’accès à la citoyenneté passe par un accès à une éducation de qualité. Or, la précarité entretenue des AESH ne permet pas d’offrir une école publique réellement accessible.

Un chiffre doit particulièrement nous alerter : une personne en situation de handicap sur trois n’est pas inscrite sur les listes électorales.

Toutes les associations s’accordent à le dire, à le répéter : Une société pleinement inclusive n’adviendra jamais si nous ne faisons pas preuve de volontarisme politique.

Aujourd’hui, notre collègue Sébastien Peytavie nous propose une mesure toute simple : supprimer de notre règlement le vote « assis-debout » , qui de fait exclut toute personne n’ayant pas la capacité de se lever.

Une proposition tellement simple qu’on est en droit de se demander pourquoi il aura fallu attendre 2025 pour en discuter.

Une proposition simple, certes, mais hautement symbolique. Toutefois, si on veut aboutir à une société réellement inclusive, nous ne pourrons pas nous contenter de symboles. Nous voterons évidemment en faveur de cette proposition. Mais nous espérons qu’elle ne sera pas l’acte de « bonne conscience » qui viendra invisibiliser les mesures indispensables qu’il reste à prendre pour bannir la ségrégation sociale dont sont encore trop souvent victimes les personnes en situation de handicap.

Avec mes collègues insoumis, nous y veillerons.

Réunion de commission : un homme bras croisés parle au micro à côté d’une femme en veste rouge.
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Publiée sur Blog de Thomas Portes