II-CF1655 · Article 52 — PLF pour 224
- Rejeté
Par cet amendement, nous demandons à ce qu’un rapport soit remis sur le fonctionnement de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF).
Le relevé d’archive
Amendement nº II-CF1655, déposé le 20 octobre 2023, portant sur l'article 52.
- Sort : Rejeté
- Texte visé : PLF pour 224
Dispositif
Dans un délai de six mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport sur le fonctionnement de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France. Ce rapport étudie en particulier le potentiel contournement des règles budgétaires du au fonctionnement actuel de l’agence et ses conséquences sur la sincérité des débats budgétaires.
Exposé sommaire
Par cet amendement, nous demandons à ce qu’un rapport soit remis sur le fonctionnement de l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF).
Dans un rapport de la Cour des comptes dresse des constats alarmants sur le l’AFITF : « L’AFITF, un opérateur de l’État sans feuille de route ni marge de manœuvre (…). L’AFITF est un opérateur de l’État dont le rôle est limité à celui de caisse de financement, gérée de facto par la direction générale des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM) au ministère chargé des transports. Elle est, sur le plan administratif, une quasi-coquille vide ».
L’AFITF est « un moyen de s’affranchir des principes du droit budgétaire ». Les parlementaires n’ont pas de prise sur les choix alors que l’AFTIF finance une part conséquente des infrastructures de transports. Cela est d’autant plus dommageable que « ces atteintes aux principes budgétaires n’ont pas pour autant permis de définir une stratégie interministérielle de financement soutenable et à long terme des infrastructures de transport ».
A cela s’ajoute, au sein de la République des copains, la nomination de Jean Castex à la présidence du Conseil d’administration de l’AFITF, sur proposition d’Emmanuel Macron, qui finalement a préféré la RATP.
Cet amendement vise donc à faire la lumière sur le rôle de l’AFITF et sur la perte de contrôle parlementaire sur cet organisme.