Ouverture à la concurrence du réseau de bus francilien de la RATP — Article 1er (suite)
Prise de parole en séance publique, deuxième séance du mercredi 22 novembre 2023 : Ouverture à la concurrence du réseau de bus francilien de la RATP › Discussion des articles (suite) › Article 1er (suite).
Le relevé d’archive
Séance publique, deuxième séance du mercredi 22 novembre 2023, sur « Ouverture à la concurrence du réseau de bus francilien de la RATP › Discussion des articles (suite) › Article 1er (suite) ».
Prise de parole
La meilleure garantie pour les usagers, monsieur le ministre délégué, c’est l’abandon de l’ouverture à la concurrence. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.) C’est la première chose.
L’amendement de notre collègue, ensuite, relève de l’évidence : il vise à s’assurer que les garanties sociales des salariés concernés resteront au niveau qui est le leur à la RATP. Car malgré tout ce que vous dites, ce n’est pas le cas : lors du premier appel d’offres, quelques garanties minimales seront effectivement transférées ; mais dès les négociations suivantes, elles tomberont à l’eau.
En outre, vous exercez une forme de pression sur les salariés : vous dites que le délai mentionné dans le texte est suffisant, mais il est tout de même question de la vie des gens ! Les conducteurs de Noctiliens refuseront d’être transférés sur une autre ligne de bus, parce qu’ils ne le pourront pas : elle sera située trop loin de chez eux. Vous voulez les obliger à parcourir des kilomètres supplémentaires, à réorganiser leur vie et à passer d’un travail de nuit à un travail de jour, alors qu’aucun salarié de la RATP n’a demandé à être transféré chez un opérateur privé ! Aucun salarié n’a demandé l’ouverture à la concurrence ! Vous leur faites payer ce choix en imposant des délais très courts et en sacrifiant leurs garanties sociales. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.