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Thomas Portes

Prise de parole en séance

Questions au Gouvernement — Situation dans la bande de Gaza

Date de l’acte

Consulter le document officiel à l’Assemblée nationale

Prise de parole en séance publique, deuxième séance du mardi 05 mars 2024 : Questions au Gouvernement › Situation dans la bande de Gaza.

Le relevé d’archive

Séance publique, deuxième séance du mardi 05 mars 2024, sur « Questions au Gouvernement › Situation dans la bande de Gaza ».

Prise de parole

Fathia Azaiza, Rami Fayyad, Mohamed Qreqa, Ahmed Abu Shamla : ce sont les noms des quatre agents de l’Institut français de Gaza assassinés par l’armée israélienne. Je voudrais ici saluer leur mémoire et leur rendre l’hommage qu’ils méritent. (Les députés des groupes LFI-NUPES, SOC, Écolo-NUPES ainsi que quelques députés du groupe GDR-NUPES et M. Benjamin Saint-Huile se lèvent et applaudissent.)

Depuis cent cinquante et un jours, 30 000 Palestiniennes et Palestiniens ont été assassinés par l’armée israélienne : 210 par jour, 8 par heure, un toutes les sept minutes.

Quarante et un jours après la décision historique de la Cour internationale de justice (CIJ), Israël continue de piétiner le droit international. Depuis la demande de mesures conservatoires, Israël a diminué d’un tiers le nombre de camions d’aide alimentaire autorisés à rentrer dans la bande de Gaza.

Après avoir affamé le peuple palestinien, son armée s’est livrée jeudi dans le nord de Gaza à une exécution de masse, tuant cent Palestiniens qui attendaient pacifiquement la nourriture dont ils sont privés depuis plusieurs semaines par l’État israélien. La situation est dramatique.

L’ONU décrit une famine terrifiante. Nous ne comptons plus les récits rapportant des décès par manque de nourriture.

Je pense à Yazan, 10 ans, mort de faim, dont les images du cadavre squelettique devraient hanter vos consciences. Je pense à ces huit bébés morts cette semaine, faute de lait maternel.

Il ne s’agit pas de légitime défense. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NUPES.) Il ne s’agit pas d’une opération militaire. Il s’agit du génocide du peuple palestinien, comme l’ont dit les médecins français de retour de Gaza. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES.)

Face à l’horreur, les mots ne suffisent pas à couvrir la lâcheté de vos actes. Combien de temps la France va-t-elle regarder le massacre en cours à Gaza sans agir ? Combien de temps la France va-t-elle refuser de prendre des sanctions économiques et diplomatiques contre Israël ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NUPES. – Mme Elsa Faucillon applaudit également.) Quand passerez-vous enfin des paroles aux actes pour imposer le cessez-le-feu et arrêter le massacre du peuple palestinien ? (Mmes et MM. les députés du groupe LFI-NUPES ainsi que Mme Elsa Faucillon se lèvent et applaudissent. – Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes SOC, Écolo-NUPES et GDR-NUPES.)

Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.