Questions au gouvernement — Manifestation du Comité du 9-Mai
Prise de parole en séance publique, première séance du mardi 13 mai 2025 : Questions au gouvernement › Manifestation du Comité du 9-Mai.
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du mardi 13 mai 2025, sur « Questions au gouvernement › Manifestation du Comité du 9-Mai ».
Prise de parole
Le 16 février, un commando d’extrême droite menait une attaque sur le local de l’association culturelle des travailleurs immigrés de Turquie aux cris de « Paris est nazi !». Pas un mot du ministre Retailleau.
Samedi, plus de 1 000 militants d’extrême droite ont défilé à Paris, le visage cagoulé, arborant tatouages nazis et tambours du IIIe Reich. Pas un mot du ministre Retailleau.
Une manifestation encadrée par la police et déclarée par une ancienne collaboratrice d’un député du Rassemblement national. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Mme Sandrine Rousseau applaudit également.) Une manifestation à laquelle ont participé Marc de Cacqueray-Valménier, homme de main de Vincent Bolloré, et Axel Loustau, ancien trésorier du microparti de Marine Le Pen. Une preuve de plus que le Rassemblement national n’a jamais coupé les liens avec les groupes néonazis. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)
Une manifestation qui s’est terminée par des saluts nazis, comme l’a révélé Libération . Toujours aucune condamnation du ministre de l’intérieur. Il faut croire que Bruno Retailleau a plus peur du voile que des saluts nazis dans l’espace public… (Mêmes mouvements.)
Cette manifestation n’aurait jamais dû avoir lieu. Bien que le ministre de l’intérieur ait prétendu qu’elle ne relevait pas de sa responsabilité, le tribunal administratif indique l’avoir autorisée, car la préfecture « ne donnait pas d’indication précise sur les militants ultranationalistes radicaux qui seraient susceptibles de se joindre à la manifestation ». (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP.) Qui peut croire que la préfecture de police de Paris ne savait pas qui serait présent à cette manifestation ? Cela fait des décennies que le GUD l’organise dans les rues de Paris et que toute la galaxie néonazie de France et d’Europe s’y rassemble. (Mêmes mouvements.)
En Macronie, on interdit les marches antifascistes, on tente de dissoudre La Jeune Garde, mais on laisse les nazis défiler tranquillement sous le regard de la police. (Applaudissements prolongés sur les bancs du groupe LFI-NFP.) La France ne sera jamais celle que fantasme le ministre de l’intérieur. Nous avons besoin de plus de Jeune Garde et de moins de Bruno Retailleau. (« Ça reste à prouver ! » sur plusieurs bancs du groupe RN.)
À bas les nazis ! Vive les antifascistes ! Monsieur le premier ministre, qu’avez-vous à répondre ? Êtes-vous du côté des millions de Français scandalisés par cette manifestation ou continuerez-vous de soutenir un ministre de l’intérieur porte-parole de l’extrême droite et protecteur des groupuscules néonazis ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent. – Mme Christine Arrighi applaudit également.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.