Après l’article 1er (suite)
Prise de parole en séance publique, première séance du jeudi 25 juin 2026 : Après l’article 1er (suite).
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du jeudi 25 juin 2026, sur « Après l’article 1er (suite) ».
Prise de parole
Il est vrai que les conditions de ce débat sont assez particulières. Cependant, nous constatons que les députés du Rassemblement national et leurs alliés de l’UDR sont racistes, mais pas courageux ; ils sont surtout très fainéants, puisqu’ils ne sont même pas ici pour défendre leur proposition de loi. (Applaudissements sur quelques bancs du groupe LFI-NFP.)
Nous avions plein de questions à leur poser, puisqu’ils ont une obsession pour ces mariages qui, on le rappelle, représentent moins de 400 cas dans le pays. Par exemple, est-ce que leur ancien député raciste, Grégoire de Fournas, qui a exploité des travailleurs étrangers dans sa propriété, leur interdisait aussi de se marier ? (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Un des premiers actes politiques de M. de Lépinau, qui s’est exprimé à plusieurs reprises, a été de faire diffuser « Maréchal, nous voilà ! » dans les rues de Carpentras, où il venait d’être élu maire (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – M. Benjamin Lucas-Lundy applaudit également.)
Cela révèle l’identité du Rassemblement national. Pendant l’examen de la loi « immigration », il avait déposé un amendement pour que les patrons des entreprises de moins de onze salariés n’aient pas l’obligation de déclarer les travailleurs sans papiers sur leur exploitation. Ceux-là même qui veulent empêcher les gens de se marier sont prêts à tous les dispositifs législatifs pour permettre leur exploitation.
Cette volonté d’interdire des mariages, vous l’avez dans votre ADN : vous êtes les descendants de la France de Vichy et de Pétain (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes LFI-NFP et EcoS) , la même France qui avait interdit les mariages avec les personnes de confession juive notamment. Voilà la réalité, nous vous le rappellerons à chaque fois.
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.