Questions au gouvernement — Situation à Gaza
Prise de parole en séance publique, première séance du mercredi 14 octobre 2026 : Questions au gouvernement › Situation à Gaza.
Le relevé d’archive
Séance publique, première séance du mercredi 14 octobre 2026, sur « Questions au gouvernement › Situation à Gaza ».
Prise de parole
Monsieur le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, trois ans de génocide à Gaza, trois ans d’inaction de votre gouvernement. Trois ans de génocide à Gaza, trois ans de refus d’un embargo sur les armes et les composants militaires qui servent aujourd’hui à armer Israël. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. –M. Édouard Bénard applaudit également.)
Face à votre inaction complice, le monde du travail et la société civile ont décidé de passer à l’action. Je veux ici saluer Urgence Palestine, la CGT et Solidaires, qui, par leur mobilisation, ont empêché jeudi que du matériel militaire français décolle à destination d’Israël. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP. – Exclamations sur les bancs du groupe RN.) Gloire aux travailleurs qui se mobilisent alors que la France continue de se rendre complice du génocide à Gaza.
Entre octobre 2023 et mars 2026, 525 livraisons d’entreprises françaises ont aidé Israël à s’armer. Depuis mars dernier, 35 nouvelles livraisons ont eu lieu à destination d’Elbit Systems, premier fabricant d’armes en Israël. Depuis des mois, le gouvernement et le premier ministre nous expliquent la main sur le cœur que la France ne livre aucune arme à Israël, pas plus que des composants militaires à destination des civils. Ce sont des mensonges ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Nous savons qu’il n’existe aucun contrôle. Les Pays-Bas, l’Espagne, le Canada, le Japon et la Belgique ont fait un autre choix, celui de se tenir du bon côté de l’histoire. (M. Alexandre Dufosset s’exclame.) Pendant ce temps, l’industrie militaire française continue d’armer la machine de mort israélienne.
À votre complicité avec le génocide en cours s’ajoute votre silence sur les demandes du gouvernement israélien : celui-ci veut qu’Air France trie ses personnels navigants en fonction de leur nationalité. Allez-vous accepter que l’État israélien exporte sa politique d’apartheid au sein d’une entreprise française (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP), une entreprise dont l’État est actionnaire à hauteur de 28 % ?
Monsieur le ministre, je veux vous poser deux questions simples. Combien faudra-t-il de Palestiniens assassinés par Israël pour que la France décrète un embargo sur les armes et les composants militaires à destination d’Israël ? Allez-vous demander à Air France de refuser d’appliquer la politique d’apartheid social exigée par Israël ? (Les députés du groupe LFI-NFP se lèvent et applaudissent.)
Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.