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Thomas Portes

Prise de parole en séance

Projet de loi de finances pour 2027 — Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen (suite)

Date de l’acte

Consulter le document officiel à l’Assemblée nationaleLes mots du registre

Prise de parole en séance publique, deuxième séance du mercredi 14 octobre 2026 : Projet de loi de finances pour 2027 › Première partie (suite) › Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen (suite).

Le relevé d’archive

Séance publique, deuxième séance du mercredi 14 octobre 2026, sur « Projet de loi de finances pour 2027 › Première partie (suite) › Article 55 (appelé par priorité) et débat sur le prélèvement européen (suite) ».

Prise de parole

Nous lançons un débat sérieux, auquel vous répondez par des leçons de calcul un peu bidon. Nous parlons du peuple palestinien, monsieur Cazeneuve. Nous parlons de 75 000 civils tués et 175 000 blessés depuis 2023. Depuis le début du cessez-le-feu, chaque jour, un enfant palestinien est assassiné !

Monsieur le ministre, vous avez dit que personne ne faisait davantage pour la paix que la France. Lors des questions au gouvernement, cet après-midi, le ministre des affaires étrangères – votre ministre de tutelle – a dit qu’il avait pris des mesures parce que les livraisons de composants militaires au gouvernement israélien se poursuivaient. Heureusement que, dans ce pays, des syndicalistes se mobilisent pour faire le travail que vous ne faites pas ! (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Mais de quelle Palestine parlez-vous ? D’une Palestine où la Cisjordanie est annexée chaque jour un peu plus ? Où plus personne n’existe à Gaza ? Vous parlez de 575 millions d’euros, dont on ne sait pas bien s’ils sont déjà financés ou non. Or la reconstruction de Gaza nécessite aujourd’hui 74 milliards de dollars !

Votre bilan, c’est celui d’une complicité avec le gouvernement israélien, d’une complicité de génocide à Gaza, d’une complicité avec la colonisation en Cisjordanie ! Voilà le bilan de votre gouvernement ! (Mêmes mouvements.) Le minimum serait de suspendre l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne. Nous n’oublierons pas de quel côté de l’histoire vous étiez. Vous pouvez donner ici toutes les leçons que vous voulez ; un peuple est massacré, vous avez fermé les yeux, vous continuez à les fermer – c’est absolument ignoble. (Applaudissements sur les bancs du groupe LFI-NFP.)

Compte rendu intégral de la séance sur le site de l'Assemblée nationale.