Contrôle au faciès à bord du TGV, c’est insupportable
Je viens d’assister à une scène incroyable. Elle se déroule à bord du TGV 8508 à destination de Paris.
Juste après le départ de la gare d’Agen, des agents de la douane en civil, travaillants seuls, sans la présence de la SUGE, procèdent à des contrôles d’identité, dans la voiture 18.
Mais tous les passagers ne sont pas contrôlés. Loin de là. On peut clairement parler de contrôle au faciès.
Seules les personnes de couleurs sont contrôlées. Avec, à la clé, les questions suivantes : vous allez-où ? Vous avez de la famille à Paris ? Vous dormez où ? Vous avez des bagages ?
Vient ensuite la fouille des bagages. Insupportable.
La couleur de peau d’un individu est-elle synonyme de délinquance ou d’illégalité ? De tels contrôles laissent penser que la police, elle, en est persuadée.
Plutôt que de faire des contrôles au faciès, l’État serait mieux inspiré d’embaucher des contrôleurs fiscaux pour traquer les fraudeurs en cols blancs qui, chaque année, font sortir des caisses de l’État plus de 120 milliards d’euros, soit autant que les recettes cumulées de l’impôt sur le revenu, sur les sociétés et la taxe sur les produits énergétiques.
