La FIFA doit suspendre Israël de toutes compétitions internationales de football !
Hier s’est tenu le match de football entre la France et Israël. Un match passé sous silence, sauf par la presse sportive, alors même qu’il se déroule dans un contexte bien particulier.
Un match qui n’aurait jamais du se tenir si la FIFA avait pris ses responsabilités.
Depuis des mois les palestiniens de Gaza et Cisjordanie sont sous les bombes de l’armée israélienne qui tue indistinctement les civils, qu’ils soient humanitaires, journalistes, soignants, enfants, femmes, vieillards .. violant toutes les règles de droit humanitaire et international. N’échappant pas au massacre de masse les sportifs palestiniens paient également un lourd tribut avec des dizaines de footballeurs assassinés et la quasi intégralité des installations sportives détruites.
Si le génocide en cours justifie à lui seul, la fédération israélienne de football n’a pas attendu le 7 octobre pour violer le droit international. Depuis des années la fédération de football palestinienne dénonce la création de clubs de foot israéliens dans des colonies implantées en Cisjordanie ce qui constitue une violation du droit international et des résolutions de l’ONU.
Alors qu’elle devait se prononcer jeudi dernier sur la suspension d’israël de l’ensemble des compétitions internationales, le conseil de la FIFA à une fois de plus repoussé la décision en justifiant cela par la mise en place d’une commission spéciale dédiée à cette question. Dans le jargon du football international cela signe un enterrement de la procédure.
Dans quelques semaines c’est pays la France qui doit accueillir le match retour. Peut-on accepter qu’une fédération internationale qui soutient des clubs dans des colonies et dont le gouvernement commet un génocide puisse continuer à participer comme si de rien n’était ? Pour moi la réponse est claire : c’est non. Le sport n’a jamais été un terrain de neutralité, et les exemples passés sont nombreux pour en attester. Au moment où les sanctions politiques et économiques contre Israël se font attendre, les instances sportives ne peuvent rester silencieuse. La neutralité est une conscient silencieuse du massacre en cours à Gaza, en Cisjordanie et désormais au Liban. Par le passé en France des sportifs ce sont levés pour refuser de prêter leur nom et d’associer leur sport à des politiques d’apartheid. François Moncla, par exemple, ancien capitaine de l’équipe de France de rugby restera à jamais marqué par les images vues lors de de la tournée du XV de France en Afrique du Sud à l’été 1958. Sur place devant l’horreur de la ségrégation il refusera tous les autographes demandés par des Blancs, acceptant seulement les sollicitations des Noirs et sera un militant contre l’apartheid tout au long de sa vie. Les footballeurs français seraient bien inspirés de suivent cet exemple en refusant de jouer le rôle de caution morale d’un gouvernement israélien qui commet aujourd’hui un génocide.
À quelques semaines du match, notre responsabilité est de maintenir la pression sur la FIFA pour qu’elle accède à la demande de la fédération palestinienne de football et suspende la fédération israélienne. Pour continuer à se mobiliser vous pouvez signer la pétition que j’ai lancé la semaine dernière avec des dizaines de personnalités.
Plus que jamais le combat continue !